Comment pêcher la truite au vif ?

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Quand on pêche des truites dans les eaux courantes des torrents et des rivières, la pêche au vif s’inspire de la pêche au toc et s’adresse aux plus grosses des fario et des arc-en-ciel. L’équipement comprend une canne à scion rigide, une ligne de bon diamètre et plombée en fonction de la force du courant. La seule différence avec le toc réside dans l’appât. La truite, en eaux courantes, attaque le petit vif du côté de la tête ; l’eschage le plus simple est donc celui fait avec un hameçon forgé, n° 6 ou 8, passé uniquement à travers les lèvres du vif. On notera qu’il ne faut pas escher à travers une seule lèvre, mais à travers les deux car ainsi, le poisson reste vivant plus longtemps.

Dans le cours d’eau, il faut pêcher derrière chaque abri formé par des pierres ou des obstacles quelconques, en imprimant à chaque fois un léger mouvement à la ligne pour provoquer les poissons que le vif attire par instinct de défense plus encore que par appétit. Les vifs les plus adaptés pour la pêche de la truite sont : le vairon (sans doute le meilleur) et le gardonneau: L’ablette, présente parfois dans les mêmes cours d’eau que ceux où vivent les truites, peut aussi faire l’affaire, mais elle est très fragile.

Parfois, la truite mord aussi le vif par le côté, voire carrément par la queue de celui-ci, surtout quand il est près de mourir (bien des vifs ont malheureusement une vie brève).

Les périodes dites « d’eau forte » sont celles où les plus grosses truites se déplacent sur tout le cours du torrent, à la recherche de nourriture. C’est le moment le plus indiqué pour pêcher au vif. Si l’on pêche dans des eaux tumultueuses, il est donc conseillé d’équiper la ligne d’un bout de fil de 3 cm environ qui part de l’oeillet de l’hameçon piqué dans les lèvres et qui se termine avec un petit hameçon triple ou avec un hameçon double à faire passer sous la peau à hauteur de la nageoire dorsale. Ainsi, il n’y a pas de risque de perdre la prise, même si la truite ne mord pas la partie antérieure du vif où est esché le premier hameçon. Ce bas de ligne ainsi monté doit se trouver à une vingtaine de centimètres du dernier plomb, l’idéal étant qu’il soit relié au corps de ligne par un émerillon, pour éviter des emmêlements. Les proies capturées avec ce montage seront toujours de taille importante. On peut aussi mettre en action un montage de même type, mais avec un eschage exécuté en courbant légèrement le corps du vif entre l’hameçon de tête et le triple du dos. De cette façon, les « rappels » transmis par la canne développent un mouvement plus frétillant et plus naturel.

Un poisson mort, manoeuvré avec habileté, spécialement dans les trous profonds et sous les petites cascades, a la même efficacité qu’un vif. Les Anglais furent les premiers à préférer utiliser des « vifs » morts, en ne les conservant pas sur le lieu de pêche dans l’eau, mais en les enroulant dans un chiffon humide. Les appâts sont donc morts, mais très frais. Dans les lacs, parce qu’on se trouve en présence d’eaux closes, on peut être sûr que la truite n’attaquera le vif qu’à la tête, selon ses habitudes. Le montage sera donc composé d’un flotteur d’une portance correspondant au poids total qu’il doit soutenir, d’une plombée légère avec un bout de ligne libre après le dernier plomb, d’au moins 50 cm, et d’un bas de ligne avec un seul hameçon sur lequel le vif est esché par les lèvres et laissé libre de se déplacer dans l’eau.

A l’inverse de ce qui se passe en rivière et en torrent, la technique du vif en lac est une pêche d’attente, même si par instants il arrive de relancer le mouvement du vif avec une légère traction sur la ligne.

Il est également possible d’utiliser des leurres de pêche pour pêcher la truite !

Comment pêcher en rivière ?

Des fiches détaillées sur les techniques pour pêcher en rivière. Consultez également des dossiers par espèces de poissons.