La pêche du sandre à la longue coulée

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Dès la venue de l’été, le sandre rejoint les courants de la rivière. Dans cette eau vive oxygénée, il sait qu’il pourra se rassasier de fretin. Après l’effort de reproduction, il faut « se refaire du lard ». Très actif, le sandre se déplace sans cesse : un post très rentable peut se révéler désespérément vide le lendemain. A vous de rechercher en permanence la position de votre adversaire. Ces conditions de pêche guident déjà le choix de la technique et de l’équipement qui sera léger et peu encombrant: optez alors pour la pêche à la longue coulée.

Une canne télescopique de 5m, assez raide du scion, complétée d’un moulinet garni de nylon 25 %, une ligne à vif bien équilibrée, goujonnière en bandoulière, épuisette fixée à la ceinture, vous voilà prêt à arpenter les berges. Cette technique vous permettra de prospecter un courant sur toute sa longueur et d’explorer les dessous d’un couvert boisé lorsque le courant vient lécher la rive.

Quelques conseils:

  • N’exagérez pas la longueur de vos coulées. Au-delà des 30m, il devient difficile d’évaluer ce qui se passe : la ligne n’est plus sous contrôle.
  • Lorsque le moulinet se dévide dans le courant, contrôlez en permanence la bannière en posant l’index sur la bobine, prêt à refermer le pick-up au premier enfoncement du flotteur.
  • Choisissez de préférence des vifs de petite taille, très remuant(12cm); une petite bouchée qui est rapidement engouffrée par le sandre qui gobe l’appât en créant un appel d’eau par simple ouverture des opercules. Un petit vif autorise également un ferrage pratiquement immédiat, point très important lorsque vous pêchez les courants.
  • Pêchez décollé du fond, tout d’abord pour éviter les accroches dans les obstacles, ensuite, pour que la silhouette de votre vif se découpe parfaitement sur l »cran de la surface. Un sandre n’hésite jamais à donner un coup de queue pour entamer une proie appétissante passant à sa portée.

Bas de ligne: tresse ou nylon ?

C’est un choix personnel à faire : la tresse en Kevlar est souple, parfois trop, offrant le risque de voir le vif y faire de jolies pelotes de nœuds. Elle est aussi très voyante. Le nylon, translucide, quant à lui, oppose sa raideur aux mouvements du vif mais est plus discret dans l’eau. Bien évidemment; il ne résistera pas bien longtemps aux coups de dents d’un brochet inattendu; Un petite conseil : si le courant tire trop, prévoyez une chaînette de deux ou trois émerillons (voyez au rayon bombette de votre détaillant) : cela évite tout risque de vrillage du bas de ligne.

Hameçons ou Triples ?

Le désaventage du triple est qu’un vif turbulent aura tôt fait de coincer le bas de ligne entre ses branches : raté garanti au ferrage ! Optez plutôt pour les hameçons simples à anneau N°1, les modèles destinés a la pêche de la carpe à la bouillette sont aboslument parfaits. Leur pointe acérée assure la pénétration maximale de l’ardillon. Prenez toutefois la sage précaution d’enfiler des rondelles en caoutchouc de part et d’autre de la gueule du vif de manière à bloquer l’hameçon dans une position propice au ferrage trop de sandres sont manqués par la faute d’un hameçon qui s’est retourné dans la tête du vif.

Comment pêcher en rivière ?

Des fiches détaillées sur les techniques pour pêcher en rivière. Consultez également des dossiers par espèces de poissons.